31 août 2008
Sator l'énigme du carré magique de Alain Le Nineze
Présentation : "Rome et Jérusalem, 62-67 après J.C. Trente ans après Ponce Pilate,
Lucius Albinus est procurateur de la province de Judée. A la demande de
son oncle, Balbus Pison, sénateur romain secrètement converti au
christianisme, Albinus entreprend de déchiffrer le cryptogramme sacré
qui sert de signe de ralliement aux premiers chrétiens persécutés par
Néron. L'enquête qu'il mène en Palestine le conduit à rencontrer les
derniers témoins encore vivants du procès et de la mort de Jésus. En
même temps, la récolte gronde en Judée contre l'occupant romain. Le
procurateur est entraîné, malgré lui, dans la tourmente de la première
insurrection juive qui aboutira en 67 à la libération éphémère de
Jérusalem. De l'autre coté de la Méditerranée, à Rome, Balbus se mêle à
un complot contre Néron. Il tente de pousser les chrétiens à se
soulever contre l'empereur sanguinaire qui a pris à ses yeux le visage
hideux de la Bête..."
Editions Actes Sud / Paru en avril / 250 pages
Ce livre, repéré chez Cuné, a une 4ème de couverture très persuasive. Une fois lue, je n'ai eu de cesse que de l'acheter.
Je viens de le finir et je ne suis pas déçue car non seulement j'ai pu participer à la résolution d'une énigme, celle du carré Sator mais en plus j'ai été passionnée par l'époque évoquée.
Le livre est clair et limpide dans ses explications et on suit avec beaucoup d'intérêt les possibles interprétations du mystère Sator. Et des interprétations, on en a de nombreuses au fur et à mesure du roman. La solution finale proposée par l'auteur tient vraiment la route et on ne regrette pas notre curiosité.
De plus, cette période, 30 ans après la mort du Christ, est décrite de façon passionnante, le contexte historique est vraiment bien expliqué et j'ai particulièrement apprécié le parallèle entre la situation à Rome et celle en Palestine.
En résumé, un très bon roman historique !
29 août 2008
Le Chat qui venait du ciel de Takashi Hiraide
Présentation : "Voici un roman touché par la grâce, celle d'un chat "si petit et si frêle qu'on remarquait tout de suite ses oreilles pointues et mobiles à l'extrême ". Quand un jeune couple emménage un jour dans le pavillon d'une ancienne demeure japonaise, il ne sait pas encore que sa vie va s'en trouver transformée. Car cette demeure est entourée d'un immense et splendide jardin, et au cœur de ce jardin, il y a un chat. Sa beauté et son mystère semblent l'incarnation même de l'âme du jardin, gagné peu à peu par l'abandon, foisonnant d'oiseaux et d'insectes. Tout le charme infini de ce livre tient dans la relation que le couple va tisser avec ce chat qui se fond dans la végétation exubérante pour surgir inopinément, grimpe avec une rapidité fulgurante au sommet des pins gigantesques, frappe à la vitre pour se réconcilier après une brouille. Un charme menacé, car ce qui éveille en nous la beauté et appelle le bonheur est toujours en sursis ..."
Editions Philippe Picquier / Paru en septembre 2006 / 130 pages
Novice en littérature
japonaise (comme dans bien d'autres domaines d'ailleurs !), j'essaie d'enrichir
un peu mes connaissances et on m'a gentiment prêté ce livre en me disant qu'il
pouvait plaire aussi bien aux amoureux des chats qu'aux autres.
J'adore
les chats, je me suis dit, allons-y !
Et j'ai découvert un univers très
particulier, tout en poésie et en délicatesse.
Le rythme, très lent,
donne un style "contemplatif" au livre et cela m'a vraiment changée de mes lectures
habituelles, beaucoup plus "nerveuses".
Il faut être honnête, il ne se passe pas grand chose mais la description de l'évolution de la relation entre ce chat et le couple d'humains est très lumineuse et "ces quelques grammes de douceur dans un monde de brutes" sont très reposants.
Une lecture idéale sur un transat au soleil ou au coin du feu !
Et une envie de poursuivre ma découverte de la littérature japonaise.
Merci à Pom' pour son prêt !
Tea addict
Découverts chez Gawou, un choix de superbes mugs que je trouve craquants !
Et en publiant la photo du mug sur son blog (avant ce soir), on a une chance de le gagner.
Pour jouer, c'est là !
27 août 2008
L'âme du mal de Maxime Chattam
Présentation : "Pas plus que sa jeune acolyte, l'inspecteur profileur Brolin ne pense que les sérial killers reviennent d'outre-tombe. Fût-il le monstrueux bourreau de Portland qui étouffait et vitriolait ses victimes avant de les découper avec précision. Mais le bourreau est mort et le carnage se poursuit, identique : un même rituel horrible. Le nouveau tueur agit-il seul ou fait-il partie d'une secte ? Pure sauvagerie ou magie noire ?
Brolin a peur. Cette affaire dépasse tout ce qu'on lui a enseigné. S'immerger complètement dans la psychologie d'un monstre, le comprendre afin de le cerner et de prévoir ses crimes, devenir un monstre soi-même, tels sont les moindres risques de son métier. On dit au FBI qu'il s'en faudrait d'un rien pour qu'un bon profileur aille rejoindre la galerie de ses pires clients. Peut-on impunément prêter son âme au mal ?"
Edition Pocket / Paru en mai 2003
Suite à une expérience râtée (j'ai détesté "Le sang du temps"), je ne pensais plus lire de Chattam. Mais, après avoir eu plusieurs très bons avis sur "La trilogie du mal", je me suis dit qu'il fallait que je retente le coup !
Donc je me suis voilà lancée dans "L'âme du mal".
Pour rendre justice à Chattam, ce livre-là se lit facilement. Le sujet, classique, est bien mené et on suit avec intérêt cette histoire de serial killer.
Mais, est-ce à une fatigue dûe à trop de lectures de ce genre, je n'en suis pas sortie enthousiaste, loin de là. La profusion de détails sordides m'a lassée et je n'ai pas trouvé ce livre d'une très grand originalité.
Donc, je m'arrête là dans cette trilogie et dans les histoires de serial killers car là, j'ai atteint le point où ça ne m'intéresse plus trop.
26 août 2008
TrocZone
Comme vous avez pu le voir, je suis en plein dans une phase "je troque tout" ! Car, mine de rien, les livres en quantité, ça finit par coûter une petite fortune.
Heureusement, fin juillet, une adresse découverte par hasard a changé ma vie de lectrice (si, si, presque) ! ![]()
C'est un site spécialisé dans le troc de produits culturels (livres, DVD, CD, jeux) qui s'appelle TrocZone.
En 1 mois, j'ai déjà réussi à obtenir 15 livres grâce au troc.
Ca fonctionne très bien et pour le moment, aucune déception.
Voilà, si ça vous tente, vous avez l'adresse et je peux même vous parrainer (je ne sais pas à quoi ça sert mais si ça peut vous faire plaisir) ! lol
J'imagine qu'il y a pleins de sites comme ça mais, celui-là, je l'ai testé et approuvé !
PS : non, non, je ne suis pas payée pour faire de la pub pour ce site, je trouve juste que c'est un vrai bon plan à partager.
25 août 2008
La fausse veuve de Florence Ben Sadoun
Présentation : "Tutoyant et vouvoyant dans la même phrase son amant disparu, l'héroïne lui
raconte, et nous raconte, dix ans après, l'histoire qui leur a été
volée. Ce que furent leur amour, leurs moments de bonheur, et aussi le
désespoir, leurs muets tête-à-tête à l'hôpital quand, victime d'un
grave accident cérébral, il s'écroule, et se réveille paralysé et privé
de parole. Face au drame du «locked-in syndrome», face à la destinée
légendaire d'un personnage que les médias se sont approprié, une femme
n'oublie pas qu'il était un homme. "
Collection Denoel / Paru en aout 2008 / ![]()
Beaucoup de billets ont déjà fait leur apparition sur ce livre et c'est mon tour de vous donner un rapide ressenti.
Pourquoi "rapide" ? Car je n'ai pas aimé ...
J'ai tout d'abord trouvé le style très pénible ; cette alternance de Tu et de Vous est lourde et rapidement on se demande à quoi veut parvenir l'auteure (si ce n'est à nous donner une indigestion).
De plus, le sujet (pourtant particulièrement douloureux) n'a pas réussi un instant à me toucher. La narration, froide et cassante, ne m'a pas convaincue et je n'ai pas aimé l'image renvoyée par ces 2 êtres qui sont censés s'aimer.
Enfin, l'auteure se perd dans de nombreuses digressions qui n'apportent pas grand chose au récit.
Vous pourrez trouver des avis très variés sur la blogosphère, allant du "j'ai adoré" au "j'ai détesté", ce livre ne laissant à priori pas indifférent.
Je tiens à remercier Violaine de "Chez les filles " et les Editions Denoël pour l'envoi de ce livre.
24 août 2008
Le crépuscule des elfes de Jean-Louis Fetjaine
Présentation : "A l'époque où la forêt recouvrait la terre, les hommes vivaient en
harmonie aux côtés des elfes, des nains et des monstres. Mais un
incident éclata qui vint ébranler ce fragile équilibre : un elfe fut
soupçonné d'avoir tué un roi nain pour lui voler un talisman d'une
valeur inestimable. Ce crime marque le début d'un long conflit, de
grandes trahisons. La soif de pouvoir des uns et la haine des autres
empêcheront-elles irrémédiablement le retour à la paix ?
Un roman qui
mêle avec talent les légendes celtiques au mythe arthurien"
Editions Pocket Jeunesse / Paru en octobre 2003 / 350 pages
Je ne suis pas une lectrice de Fantasy car généralement je n'accroche pas du tout à ce côté "science-fiction" où je me perds très vite.
Mais, il y a quelques temps, j'ai repéré cette trilogie et la critique de La Liseuse m'a convaincue de me lancer. Et j'ai bien fait !
En effet, loin de la "complexité" qui m'avait fait abandonner "Le seigneur des anneaux", ce premier volet de la trilogie des elfes est écrit dans un style fluide et poétique qui m'a embarquée dès la première page.
La description de ce monde où Hommes, Elfes, Nains et autres créatures parviennent à cohabiter en paix est très belle.
On se laisse captiver par les aventures d'Uter, dont on assiste aux premiers faits d'arme. Ce preux chevalier, pleins de contradictions et de pudeur, est mené par un idéal chevaleresque mais il va devoir apprendre à évoluer au fur et à mesure des trahisons et des souffrances.
Lliane, toute en mystère et en sensualité, est une reine-elfe très attirante. Son personnage, de froid et cruel, va petit à petit découvrir l'Amour et devenir sensible et protecteur.
Le nain magicien, dont la description initiale n'est pas particulièrement attirante, va lui aussi connaitre une mutation au contact de ce groupe et va s'ouvrir à l'amitié.
C'est cette capacité de l'auteur à rendre ces personnages "humains" et sensibles qui m'a vraiment plu. Rien n'est figé, les différences peuvent cohabiter et se compléter et j'ai trouvé le message très beau et écrit de façon très délicate.
J'aime ce qui se rapporte à la légende arthurienne et cette version a vraiment réussi son pari : m'emmener dans son monde et me faire rêver !
Il ne me reste plus qu'à me procurer les tomes 2 ("La nuit des elfes") et 3 ("L'heure des elfes) pour pouvoir poursuivre cette lecture divertissante et captivante.
17 août 2008
Vous plaisantez monsieur Tanner de Jean-Paul Dubois
Présentation : "Paul Tanner, documentariste animalier, menait une existence paisible
avant d'hériter de la maison familiale. Décidé à la restaurer de fond
en comble, il entreprend des travaux. Tandis qu'il s'échine sur les
sols, les corps de métier défilent. Maçons déments, couvreurs
délinquants, électriciens fous... tous semblent s'être donné le mot
pour lui rendre la vie impossible.
Récit véridique d'un
chantier, chronique d'un douloureux combat, galerie de portraits
terriblement humains, Vous plaisantez, monsieur Tanner se lit comme une
comédie. Une comédie menée par un narrateur qui ressemble fort à son
auteur."
Editions Points / Paru en mai 2007 / 199 pages
N'ayant rien lu de Jean-Paul Dubois et voulant commencer par quelque chose de facile, j'ai attaqué "Vous plaisantez monsieur Tanner". J'en avais eu de bons échos.
Le sujet est léger puisqu'il s'agit de la rénovation d'une maison de famille obtenue en héritage.
Le livre se lit très facilement et on suit, amusé, les mésaventures de ce pauvre monsieur Tanner qui a le don de tomber sur des "specimens" du monde de l'artisanat.
Le ton est vif et amène régulièrement le sourire, ce qui est le plus grand mérite de ce livre qui a coté de ça n'est qu'une succession de situations burlesques un peu redondantes à la longue.
J'ai trouvé que le livre manquait singulièrement de liant, les scènes s'empilant les unes derrière les autres.
Une lecture facile donc, qui ne me laissera pas un grand souvenir.
15 août 2008
L'odyssée de Pénélope de Margaret Atwood
Présentation : ""Depuis toujours nous étions tous deux, de notre propre aveu, des
menteurs émérites et éhontés. " Ainsi Pénélope évoque-t-elle le couple
qu'elle formait avec Ulysse - Pénélope qui, comme son époux, recourut à
la ruse et à l'artifice pour sauver sa vie. Selon Homère, Ulysse à son
retour de Troie massacra tous les prétendants à son trône qui, en son
absence, avaient courtisé son épouse. Mais il fit aussi pendre les
douze servantes de Pénélope qu'il accusa de l'avoir trahi. Dans cette
relecture originale du mythe grec que nous propose Margaret Atwood,
Pénélope, hantée par la mort de ses servantes, raconte depuis les
Enfers sa propre version de l'histoire, celle d'une femme, d'une
épouse, d'une mère et surtout d'une reine bien plus lucide et plus
forte que ce que les hommes ont voulu croire jusqu'à aujourd'hui."
Editions Flammarion / Collections Mythes du Monde / Paru en octobre 2005 / 170 pages
J'ai entendu parler de ce livre il y a quelques semaines sur le blog de Chiffonnette et le principe m'a séduite immédiatement. En effet, ce livre fait partie d'une série de romans d'auteurs contemporains ré-écrivant leur version de mythes célèbres.
Le livre donne en alternance la parole à Pénélope et à un chœur des 12 servantes.
Pénélope, aussi rusée et habile que son époux, nous raconte sa version de sa vie (depuis son mariage jusqu'au retour d'Ulysse après 20 ans d'absence). Elle se trouve aux Enfers, à notre époque et cela donne un ton légèrement décalé très amusant.
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle n'a pas sa langue dans sa poche et elle règle ses comptes avec différents protagonistes (Hélène en particulier en prend pour son grade), le tout sur un ton ironique et alerte très agréable.
En parallèle, le choeur des pleureuses rythme le livre avec ses chants ironiques, moqueurs ou tragiques, poursuivant Ulysse d'une haine implacable( la scène du procès est d'ailleurs un moment particulièrement succulent).
En un mot, j'ai adoré cette lecture, amusante, originale qui donne envie de se replonger sans tarder dans l'Iliade et l'Odyssée.
A noter, trouvé chez Sylvie, un livre que je vais me procurer proposant une autre ré-écriture de l'Odyssée vu par Pénélope dans "Toi, Pénélope" de Annie Leclerc.
11 août 2008
Lignes de faille de Nancy Huston
Présentation : "Entre un jeune Californien du XXIe siècle et une fillette allemande des
années 1940, rien de commun si ce n’est le sang. Pourtant, de
l’arrière-grand-mère au petit garçon, chaque génération subit les
séismes politiques ou intimes déclenchés par la génération précédente.
A travers le regard et le vécu de quatre enfants – Sol, Randall, Sadie,
Kristina, tous âgés de six ans mais dont chacun est le parent du
précédent –, Lignes de faille balaie un demi-siècle d’histoire et nous
fait passer de San Francisco à Munich, de Haïfa à Toronto et New York.
Monstrueuses ou drôles, attachantes ou désespérées, leurs voix
racontent, au cours d’une marche à rebours vertigineuse, la violence du
monde qui est le nôtre."
Editions Actes Sud / Collection Babel / Paru en septembre 2007 / 498 pages / ![]()
Ce roman m'avait été chaudement recommandé de toutes parts et c'est avec confiance que je l'ai emmené avec moi sur la plage, me disant que j'allais passer un grand moment de lecture.
Malheureusement, ce livre n'a tenu qu'à moitié ses promesses.
La structure du livre m'a beaucoup plu et j'ai adoré basculé de génération en génération, ayant l'impression de connaître de mieux en mieux cette famille. D'enfance en enfance, on remonte vers une réalité douloureuse, celle vécue par l'arrière-grand-mère Kristina sous le joug nazi.
En revanche, ce qui est dommage, c'est que la description de l'enfance de Sol (le 1er enfant narrateur) m'a paru caricaturale et à la limite du ridicule par moments. Je ne sais pas quel était l'objectif de l'auteure (choquer ? adopter une certaine liberté de ton ?) mais je n'ai pas du saisir la subtilité.
Les 3 autres narrations sont plus agréables à lire mais je n'ai pas trouvé ça réellement bouleversant. On sent très vite vers quoi on se dirige.
Au final, une lecture agréable mais un livre qui ne restera pas un grand souvenir pour moi (j'en attendais peut-être trop ?).



