24 novembre 2008
Léviathan de Paul Auster
Présentation : "Prix Médicis étranger 1993, le Léviathan de Paul Auster met en scène un écrivain, Ben Sachs, détourné du cours de son existence par la hantise du mal qui menace le monde en général et l'Amérique en particulier. Or il ne peut mener à terme le roman qu'il a entrepris - Léviathan - car l'action terroriste dans laquelle il s'est engagé se retourne contre lui. Peter Aaron (P. A.), son ami, décide, pour prévenir les mensonges des enquêteurs, de reconstituer et d'écrire l'histoire de Sachs : s'ouvrent alors les pistes les plus étranges, apparaissent les personnages les plus curieux, qui tous, par le talent si singulier de Paul Auster, deviennent autant de figures du destin."
Editions Actes Sud / Collection Babel / Paru en septembre 1994 / 416 pages
Attention, lire du Paul Auster rend accro !
Et oui, à peine sortie de Brooklyn Follies, j’ai eu envie de continuer ma découverte austerienne et je me suis attaquée à Léviathan.
Une chose qui m’interpelle beaucoup avec cet auteur, c’est que ses livres, pourtant très différents les uns des autres, sont tous aussi captivants. Auster parvient à se diversifier de façon impressionnante et à chaque fois, je suis conquise lors de ma lecture.
Léviathan ne déroge pas à la règle et j’ai dévoré mes 400 pages, adorant lire ce livre dans le roman, suivant les pas de Ben (racontés par Peter). J’avoue que je ne sais comment parler de ce livre, dense et très riche, pleins de personnages sombres, de thèmes actuels, de prises de conscience collective ou individuelle.
D’habitude, j’essaie de ne pas m’emballer (et j’évite de me pâmer en public) mais là, je l’avoue, j’ai succombé et j’en redemande (d’ailleurs, j’ai déjà 3 livres en attente dans ma PAL, histoire de ne pas être prise au dépourvu !).
Vous risquez donc d’avoir très bientôt un autre billet sur un livre de Paul Auster J
16 novembre 2008
La femme en vert de Arnaldur Indridason
Présentation : "Dans un jardin sur les hauteurs de Reykjavik, un bébé mâchouille un
objet étrange... Un os humain ! Enterré sur cette colline depuis un
demi-siècle, le squelette mystérieux livre peu d'indices au commissaire
Erlendur. L'enquête remonte jusqu'à la famille qui vivait là pendant la
Seconde Guerre mondiale, mettant au jour les traces effacées par la
neige, les cris étouffés sous la glace d'une Islande sombre et
fantomatique..."
Editions Point / Paru en janvier 2007 / 346 pages
Je suis en pleine découverte des polars nordiques et leur style sobre et sans surenchère me plait beaucoup.
"La femme en vert" est mon premier Indridason (et mon 1er polar islandais) et j'ai été passionnée par cette histoire somme toute assez classique et au rythme assez lent.
Pourquoi, me direz-vous ? Car la description des personnages et de leur vie est passionnante. L'auteur nous fait pénétrer dans ces vies saccagées (que ce soit celle du commissaire Erlendur ou celle de la femme battue) et nous plonge au coeur des évènements et des ressentis de chacun.
L'écriture est claire, efficace, précise et l'auteur prend plaisir à nous lancer sur des fausses pistes, nous livrant petit à petit toute la vérité sur les différents protagonistes.
Une belle découverte, qui confirme mon goût pour ces polars du froid.
14 novembre 2008
Le père de la petite de Marie Sizun
Présentation : "Paris 1944. Une fillette de quatre ans vit seule avec sa mère, femme fantasque qu’elle adore. Lorsque le père – qu’elle n’a jamais vu – rentre de sa captivité en Allemagne, l’existence de celle qu’on appelle « la petite » est bouleversée. Elle éprouve d’abord pour cet « intrus » de la haine, puis elle se met à l’aimer d’un amour absolu. Mais elle sera à l’origine d’un drame familial, dont l’ombre se dessinait dès les premières pages du livre. Qu’est-ce qu’un père ? La réponse nous sera donnée, lumineuse, dans les tout derniers mots du livre."
Editions Arléa / Paru en mai 2008
Ce livre-voyageur m’a gentiment été prêté par Liliba qui en avait beaucoup apprécié la lecture. Et je la rejoins sur ce point car ce texte est d’une grande délicatesse. Les émotions de cette enfant sont décrites avec une grande sensibilité et la description des relations mère-fille ou père-fille nous montre à quel point les situations sont complexes et la façon d’appréhender les choses très différente d’une personne à l’autre. Il est clair qu’il n’est pas facile d’être un « bon » père ou une « bonne » mère, chacun faisant de son mieux, avec son histoire, sa sensibilité. Tout cela est très bien amené dans ce livre et j’ai très envie de découvrir « La femme de l’allemand » de la même auteure car son écriture, abordable et délicate, m’a beaucoup touchée.
10 novembre 2008
Mon colis Swap thé
J'ai participé pour la 1ère fois à un swap thé, boisson que je découvre, et je viens de recevoir le superbe colis préparé par Linisi.
Elle m'a grandement gâtée et vous pouvez voir tout ce qu'il y avait dans le colis :
du bon thé Mariages Frères et une délicate boite bleu et rose, une infusion bio, une délicieuse tablette de chocolat, un ravissant ensemble tasse / soucoupe et une boite à sachets de thé, faite main, qui me va droit au coeur !!!
Un très grand merci, je suis ravie :-)
Et merci à Loula pour l'organisation de ce swap !
Participation au défi Blog-o-trésors
Méfiante désormais concernant les défis (car j'ai beaucoup de mal à les tenir et je n'aime pas les lectures "obligatoires"), je ne participe qu'à ceux qui me paraissent "réalisables".
Le nouveau défi lancé par Grominou répond à ce critère alors je me lance !
Le marche à suivre est la suivante:
1. Faire une liste de 10
livres que vous avez adorés ou qui vous ont marqués, et la publier sur
son blog.
2. Avertir Grominou.
3. Puis c'est elle qui fait tout le travail en nous proposant une méga-liste de tous les livres suggérés par les participants.
4. Dans la méga-liste, choisir au moins 4 livres à lire avant le 31 décembre 2009.
Voici donc ma liste à intégrer à la méga-liste :
1. BRONTE Emily, Les hauts de Hurlevent
2. ZIMMER BRADLEY Marion, Les dames du lac
3. WERBER Bernard, Les fourmis
4. PENNAC Daniel, Au bonheur des ogres
5. BARJAVEL René, La nuit des temps
6. ENDE Mickael, L'histoire sans fin
7. BENOIT Pierre, L'Atlantide
8.GAIMAN Neil, Neverwhere
9. LARSSON Stieg, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes
10. LEHANE Dennis, Shutter Island
J'ai volontairement choisi une grande majorité de livres que j'ai adoré et qui ne prennent pas la tête :-)
06 novembre 2008
Autobiographie d'une courgette de Gilles Paris
Présentation : "Depuis tout petit, je veux tuer le ciel". Ainsi commence l'histoire racontée par Icare, un petit garçon naïf et inculte, surnommé Courgette, qui, à neuf ans, vit à la campagne avec sa mère. Depuis son accident, la mère de Courgette ne travaille plus à l'usine et boit des bières en regardant la télévision du matin au soir. Un jour, Courgette découvre un revolver et tue accidentellement sa mère. Le juge le déclare "incapable mineur" et Courgette est envoyé dans une maison d'accueil. Mais pour Courgette, contrairement aux autres enfants, la maison d'accueil est loin d'être "une prison". L'apprentissage d'une vie passe désormais par les Fontaines et tous les rêves de Courgette deviennent possibles
Edition J'ai Lu / paru en mars 2003 / 254 pages
Ce livre est un bijou ! J'ai ri, j'ai pleuré ... et j'ai adoré ! Voilà un concentré de tendresse, d'émotion, d'amitié ! Le sujet (des enfants placés en maison d'accueil) n'est pas très engageant au premier abord mais l'auteur a réussi à éviter le pathos et nous fait ressentir un monde enfantin plein de couleurs, de rires et de pleurs, un monde émouvant, qui nous réconcilie avec l’espèce humaine. Le petit Courgette est magnifique de naïveté et de sincérité et son optimisme lui permet d’affronter la vie courageusement et positivement. Tous les personnages principaux sont tendres, chaleureux ; ce qui les rassemble, c’est leur humanité. Difficile de parler de ce livre car plus que le sujet, ce sont les échanges entre les protagonistes qui sont intéressants et leur vision du monde et de ce qui leur arrive. Un rayon de soleil qui est venu éclairer mes heures de transport en commun :-) Un grand merci à Hamnessa pour son prêt !
01 novembre 2008
Brooklyn Follies de Paul Auster
Présentation : "Nathan Glass a soixante ans. Une longue carrière dans une compagnie
d'assurances à Manhattan, un divorce, un cancer en rémission et une
certaine solitude qui ne l'empêche pas d'aborder le dernier versant de
son existence avec sérénité. Sous le charme de Brooklyn et de ses
habitants, il entreprend d'écrire un livre dans lequel seraient
consignés ses souvenirs, ses lapsus, ses grandes et petites histoires
mais aussi celles des gens qu'il a croisés, rencontrés ou aimés. Un
matin de printemps de l'an 2000, dans une librairie, Nathan Glass
retrouve son neveu Tom Wood, perdu de vue depuis longtemps. C'est
ensemble qu'ils vont poursuivre leur chemin, partager leurs émotions,
leurs faiblesses, leurs utopies mais aussi et surtout le rêve d'une vie
meilleure à l'hôtel Existence... Un livre sur le désir d'aimer. Un
roman chaleureux, où les personnages prennent leur vie en main,
choisissent leur destin, vivent le meilleur des choses - mais pour
combien de temps, encore, en Amérique ?..."
Editions Actes Sud / Collection Babel / Paru en janvier 2007 / 363 pages
J'ai découvert Paul Auster il y a peu et son style m'avait enthousiasmée. Grâce à la gentillesse d'Evelyne qui m'a offert Brooklyn Follies, j'ai pu continuer ma découverte et, une nouvelle fois, j'ai totalement succombé.
Ce roman dégage un vrai "positivisme" et fait du bien au moral.
Les différents personnages ne sont pourtant pas épargnés par la vie (divorce, cancer, échec professionnel, prison, ...). Et malgré cela, ou plus exactement grâce à toutes ces failles, on s'attache au récit de leurs vies. Et on s'attache complètement à eux.
Ce roman, constitué de fragments de vie partagée par des être blessés, est tout simplement passionnant. L'auteur, excellent narrateur, nous propose un récit facile d'accès et attachant, l'histoire "coulant" et rebondissant avec talent.
De plus, de nombreuses références à l'art et à la littérature émaillent le récit et nous donne envie de découvrir d'autres oeuvres.
Une seule chose à dire : encore !
Lu dans le cadre de la lecture commune du blogoclub




